... pas seulement arabe, comme le colportent ondes, images, commentateurs et politiques, pour le limiter dans le temps, dans l'espace, dans ses causes surtout. Et, pour faire oublier les complicités de pouvoirs personnels qui y ont contribué, tenter d'en tirer avantage. En sauveurs ou en pollueurs ?
Mais "la prise de conscience" annoncée dans ce clip du jour de l'an 2011 s'exprime depuis, aussi forte que profonde, plus déterminée que les manœuvres déployées pour la brouiller.
Ainsi le président de Guinée Alpha Condé évoque le "Printemps africain" :
"Si on laissait les Africains régler leurs problèmes, on y arriverait plus facilement... Je suis pour les solutions pacifiques en Afrique."
Comment pourraient le comprendre les initiateurs d'interventions militaires à présent, destinées à servir leurs intérêts politiques immédiats au moins autant que protectrices comme ils l'annoncent ?
Qu'ils se méfient, la prise de conscience n'a pas de frontières. Là, le souffle est salutaire, il aère, il devrait évacuer les pollutions parasitaires d'un demi-siècle d'avidité matérialiste. Ce Printemps a libéré les retenues d'une jeunesse courageuse, déclenchant ainsi la confiance populaire, incorruptible elle. Les maîtres du monde actuel peuvent-ils le comprendre ? Comprendre que la vertu peut être contagieuse, et ce "Printemps" mondial.
Réussite absolue ! 2/3 des Français d'accord, des vivas arabes de Libye sur les écrans aux heures d'écoute, des débats embarrassés après le soutien de l'opposition ; d'avoir été le premier, reconnu le premier, à proposer et à tirer, que le but n'en soit pas clair même si en "tête de la croisade" (mieux que Bush !) selon un membre éminent du gouvernement ; même si les alliés arabes et africains se retirent, que la maîtrise passe à l'occidental OTAN, qu'en dépit d'une maigre part aux bombardements, 18%, leur coût matériel et humain inquiète ainsi que la perspective d'enlisement...
L'essentiel, après l'éjection des amis de Tunis, du Caire et du quai d'Orsay, et sur les conseils de l'intellectuel accro de "guerres justes" et de médias, qui se dit opposant, n'est-il pas d'avoir existé autrement enfin dans ce "Printemps arabe" ? Quitte à le perturber et, le naturel revenant au galop, à reproduire l'intervention occidentale et sa pollution, cette fois dans l'évolution et la délivrance de peuples victimes de ses (déco)lonisations. Une réussite vraiment.
Petit ajout du 29 avril 2011
"Une guerre française cachée pendant quarante ans", l'article du "Canard enchaîné" du 27 avril 2011 se termine ainsi :
"Les français, concluent les auteurs (de l'enquête "Foccart, l'homme qui dirigeait l'Afrique" diffusée peu avant sur la chaîne Public Sénat), ont installé une dictature durable (au Cameroun), mais aussi une "coopération politique, économique et militaire qui a servi de modèle aux relations entre la France et plusieurs autres pays d'Afrique francophone...
Enfin, Paris a entretenu la guerre d'un régime contre son propre peuple. Et l'on prétend que Kadhafi ou Assad ont innové dans le genre..."
Tunisie, Egypte, le peuple dans la rue, les présidents chassés, le changement en cours. Libye, le tyran, avec ses mercenaires, massacre le peuple révolté. Déterminé, avec ses martyres, le peuple vaincra si le tyran n'est plus protégé par ses amis mondialistes.
Algérie, Maroc, Irak, Iran, Syrie, Yémen, Afrique, Asie, les jeunes veulent vivre, avancer, partager, ils demandent le respect et la liberté refusés à leurs parents, comment l'obtiendront-ils ? Comme en Tunisie ? Comme en Libye ? Autrement ? Si ce n'est pour cette fois, l'oublieront-ils ? Et ailleurs ?
Les abus des pouvoirs personnels favorisés par les décolonisations post 1945 et la mondialisation post 1968, masqués par leurs auteurs jusqu'à leurs délires de la décennie 2001-2010, sont enfin révélés. D'abord où ils étaient le plus voyants, le plus provocateurs, apparemment le plus fragiles.
Pris par surprise, par essence court-termistes les mondialistes ne lâchent pas prise pour autant, leurs relais politiques usent de leur habileté, certains n'hésitant pas devant des causes aussi populaires à se renier, entre récupérations et fanfaronnades, ajoutant peut-être aux risques pris par ces peuples courageux.
Ces pouvoirs voudraient-ils ainsi se protéger du sort qui pourrait leur être réservé par extension des prises de conscience de la jeunesse, chez eux aussi ?
Rappelons-nous la fin de "125 CLIPS autant de sujets de réflexion" de Trevor Narg paru en octobre 2010 :
" En marche ainsi une relève féconde, puisque non formatée, une dynamique qui nécessairement va se manifester bientôt. Et réveiller celle du Nord de son engourdissement, si elle le peut encore. Là, tout devient possible ! Le changement, le rêve transformé enfin en réalité.
Un rêve ? Un rêve vraiment ? A quand le réveil ? "
Trevor Narg met son imagination et son expérience au service, au partage de la curiosité, de la réflexion, de la lucidité et du plaisir de la découverte.
"... Mais, d’Afrique et d’Asie par centaines de millions, des jeunes en contact avec des réalités moins sclérosantes, avec une éducation moins confuse, ne serait-ce que pour y faire honneur, ont envie de faire face aux difficultés et d'avancer. Sans autre choix souvent pour survivre.
En marche ainsi une relève féconde, puisque non formatée, une dynamique qui nécessairement va se manifester bientôt. Et réveiller celle du Nord de son engourdissement, si elle le peut encore. Là, tout devient possible ! Le changement, le rêve transformé enfin en réalité.
Un rêve ? Un rêve vraiment ? A quand le réveil ?"
La page 143 de "125 CLIPS autant de sujets de réflexion" l'annonce depuis un an, et ce n'est qu'un début. A tous d'en faire une chance, la chance en retour si l'on sait la saisir ! Trevor Narg
"Françafrique, la Raison d'Etat" hier soir 9 décembre 2010, sur les écrans de télévision, enfin le vrai visage du gaullisme !
Enfin le revers de la médaille des "30 glorieuses" présenté au public !
Qu'un tel attribut ait pu être osé pour cette période, on vient d'en voir les fondements dans le documentaire de Patrick Benquet, en dit long sur ses pratiques.
Le documentaire s'ouvre pourtant avec complaisance à propos de 1945, excluant De Gaulle des difficultés annoncées avec l'Afrique, oubliant sa responsabilité dans le massacre de Sétif, en grande part à l'origine des conflits à venir.
Tout au long de cette rétrospective, incontestable puisque les acteurs encore vivants s'y expriment, la politique africaine de ce génie de la communication révèle son mépris des peuples, de la démocratie, des humains, que de misère et de morts alors et après, les peuples africains négligés.
Ce n'est pas tout, se trouve ici confirmé que nous devons bien à sa politique africaine les principales difficultés que nous rencontrons depuis 1945 et surtout à présent (1) :
- outre sa destabilisation de la démocratie et un retour au pouvoir sans grands scrupules,
- du fait d'une décolonisation ratée, d'arrangements malsains au lieu d'une vraie coopération, sans aucun doute possible autrement du fait d'une complémentarité objective, non seulement économique mais sociale, donc féconde, de part et d'autre,
- l'affaiblissement relatif de l'EurAfrique face aux USA, avec ses conséquences multiples, notamment avec la mondialisation, le pouvoir de l'argent et leurs dérives,
- l'appauvrissement des peuples africains, jusqu'à l'extrême, la faim, la mort, ainsi que des échanges, extrêmes aussi, d'un côté les milliards des affaires, de l'autre la nécessité d'émigrer pour survivre,
- l'exploitation politicienne et sociétale en France de cette immigration, sur fond de racisme ainsi entretenu, aussi exécrable que celui qui a conduit au gâchis actuel,
- des institutions, à l'image de leur fondateur, affaiblissant les principes républicains, le respect, la représentation nationale, l'égalité, l'école, les services publics...
Cela pour s'en tenir à l'essentiel, paradoxalement ignoré. L'éloge quasi-unanime fait au grand homme aujourd'hui n'est-il pas en effet significatif de son héritage ?
91e dans "125 CLIPS, autant de sujets de réflexion" édité chez Thélès :
Migrants
Que de souffrances ! Que de honte !
Le pire imaginable depuis 1945.
Imaginons qu'alors, la France gaullienne
respectât les Africains, qui s'étaient battus
pour la France, eux, en première ligne
sous le feu ennemi, les mêmes droits
chez eux, mêmes retraites de guerre,
et sans massacre à Sétif en réponse.
Imaginons au lieu de la méfiance,
de la haine parfois qui suivirent,
à l'avantage des USA et autres intéressés,
une décolonisation dans la coopération, sincère,
développant l'Afrique au lieu de l'exploiter,
au mains de roitelets complices.
De plus 30 ans après, autre mépris,
celui de la mondialisation libertaliste,
lui préférant l'Asie, "plus travailleuse".
Sans ce traitement au racisme sous-jascent,
la distance, l'absence puis l'effervescence
qui ont suivi ici n'y ont rien pu, Africains
et Européens ensemble, l'Amérique
ne serait pas seule puissance mondiale,
l'Afrique avec 1/3 des gens affamés,
avec des migrants, dans la souffrance,
et l'Europe dans la honte.
http://aquandlereveil.vox.com
13 juillet 2009 - Du Ghana, le président Baoba a raison quand il s'adresse aux Africains : plus que la colonisation, c'est sa décolonisation qui a nui à l'Afrique. http://aquandlereveil.vox.com
Il aura fallu au jeune Lucas un problème devant son écran, et qu'il se trouve emporté dans un futur dévasté, pour qu'il découvre le monde dans lequel il vit, les réalités qui lui sont masquées par les images et communications incessantes de notre quotidien, qui font tellement écran.
"Cela sonne frais dans la SF et, si l'on est amateur de littérature, on acclame la hardiesse de l'écriture... Tour de force littéraire ? Narration pathologique ? A vous de juger, en le lisant, si ce roman s'adresse aux lecteurs de 2007 ou à ceux de 2053. S'il vous endort ou s'il vous réveille..." Extrait d'une critique disponible sur http://www.actusf.com/
Pour en savoir plus et en lire quelques extraits :
Xanthya sur nos côtes atlantiques, tempête et marée mêlées aux constructions en zones inondables, canicule en Russie, ses incendies et ses morts, au Pakistan une mousson apocalyptique, pluies diluviennes, inondations meurtrières, des millions de personnes déplacées, en Chine des glissements de terrain monstrueux, ...
informations, commentaires et images ne manquent pas, le changement climatique plus difficile à nier mais pas le rapport avec l'activité humaine pour certains.
L'occasion de rouvrir "5021 l'autre monde", on peut lire page 142,
"... Comment alors connaître la réalité, la vraie, quoiqu’elle fût, même écologique?
Sur les catastrophes météorologiques qui continuaient de croître, en nombre et en intensité? Les victimes, comptées en dizaines au début, puis en centaines, en milliers, ne devinrent qu’estimations. De simples faits divers relatés localement. Il paraît que chez nous, un été, la canicule fit quinze mille morts en un mois, dans l’indifférence du pouvoir de l’époque sur le coup, reconnus finalement mais difficilement. En tout cas, accoutumance ou banalisation, les secours internationaux des premiers temps n’étaient plus attendus, ni envoyés. Pas plus de réponses aux appels à la solidarité, les indélicatesses des débuts avaient pourtant cessé. Parfois certains grand pays, certaines grosses sociétés, chimie, pétrole, nucléaire... en mal d’absolution, annonçaient leur aide. Mais on avait vite oublié ...
... Aucun rapprochement de sinistres, ni de victimes, parfois des scénarios catastrophes excessifs, non crédibles. Ne pas inquiéter sur ce terrain, culpabiliser plutôt. Que croire? ..."